Tout a commencé lorsque Adeline est venue me chercher devant le lycée (en fait ça a commencé bien avant, le jour où je me suis inscrite sur un certain forum et que je l'ai rencontrée , mais ça c'était il y a 3 ans déjà...). Donc tout a commencé lorsque je suis sortie de mon devoir d'anglais pour aller la rejoindre. Comme à mon habitude je lui saute dessus, quitte à l'étouffer et à lui écraser les pieds. Puis rencontre avec deus flyers bordelaises et mangeage au McDo de la Victoire. Rapide bavardage avec Laure puis retour à l'appart dans l'idée de se « préparer » pour Patrick (appareil photo, places de concerts, photo du concert de Malakoff au cas où on le croise...).
Enfin parées, nous voilà en route pour le lieu du concert avec la ferme intention que cette journée se déroule comme celle de Toulouse (rencontre avec Patrick <3). Donc après être passées au Virgin (tradition oblige) et avoir repéré le théâtre où se déroule le concert, direction le café le plus proche et le plus plausible pour le rencontrer (je ne citerai pas le café car on a déjà une ardoise -_-' ). Aprem au soleil avec cappuccino et iPod-patou à l'appui. Mais Patrick n'apparaît pas. Donc direction son hôtel le plus plausible, mais là encore personne en vue. Tous nos sens en alerte, direction la fête foraine qui n'est qu'a deux pas, histoire de vérifier si les jeunes mariés ne s'étaient pas prévu une sortie en amoureux. Hélas non. Dépitées mais pas découragées rendez-vous au Häagen-Dazs pour se faire un petit plaisir gourmand. Il est environ 19h et le stress est palpable. Enfin direction la salle de concert où le moment fatidique se rapproche. Assise dans la salle plus personne n'est au commande de mon cerveau et on dirait que mon c½ur se démène pour sortir de ma poitrine. Heureusement Adeline est là pour me changer les idées en me parlant de son concert de The All-American Rejects et de Nick (ou devrais-je dire NIIIIICK!).
Puis les lumières s'éteignent, les musiciens se mettent en place. Patrick a sorti le grand jeu avec violons, piano, et en fond un décor de film (oui une pellicule de film où défilent des ombres et des images). Là les violons entament les premières notes des Montagnes d'Arménie et c'est fini. Mon c½ur s'est arrêté de battre. Je crois qu'Adeline se met à pleurer, je ne sais plus trop. Tout est trop flou autour de moi. Je sens seulement la main d'Adeline dans la mienne. Je vois seulement Patrick dans son costume noir. C'est à peine si j'entends la musique. J'entends sa voix,mais pas les paroles. Sa voix qui résonne dans ma tête, cette voix qui fait battre et arrêter mon c½ur à volonté, cette voix que je n'est pas entendu aussi clairement depuis presque deux ans. Je ne vois plus que son visage, mes yeux ne peuvent pas s'en détacher. Peu à peu je me remets et de temps en temps je jette un regard sur le visage en larme de mon amie. Première partie du concert très versée dans le pathos avec des chansons tirées de son dernier album. Puis arrive le moment fatidique du premier regard... au moment des Parapluies de Cherbourg (comme de par hasard la plus pathétique de l'album >_<), et les larmes se mettent à couler, une ou deux car le c½ur et la gorge sont toujours nouées, sans parler du stress qui me cloue sur place. Je cherche la main d'Adeline qui est au téléphone (c'est pas vraiment le moment!!). Jusque là le concert se passe assis et je commence à croire que ce sera le cas pour les heures à venir. Heureusement vient Liberta (avec le chapeau de Mister Fiori qui le rend si sexy), et là stand up général. Comme des ressorts nous nous levons, et en connaisseuses de Patrick Fiori nous nous frayons un chemin jusqu'à presque devant la scène. Là tout se passe bien, on s'éclate sur Liberta... jusqu'à ce que ce connard chante Il Paraît. Surprise totale, mes oreilles écoutent mais je mets une minute avant de me rendre compte de ce qui se passe. Depuis ce temps Adeline a déjà mis ses bras autour de mes épaules pour m'empêcher de tomber. Si seulement je m'étais douté une seconde qu'il allait la chanter j'aurais pas eu ce gros bug mental.... A partir de là mon esprit est embrouillé. Jusqu'au moment du craquage sur Sans Bruit. A ce moment là nous sommes tout devant la scène, mon esprit toujours actif mais hors de mon contrôle a tiré Adeline sur Je sais où aller jusqu'au marches qui mène à la scène. Au refrain de Sans Bruit les sanglots me prennent sans m'en avoir informé et sans que je sache comment les arrêter. Je pleure, je ris, j'inquiète un peu les gens autour, je le regarde lui, accroupie devant la scène. A partir de ce moment la complicité s'installe comme à chaque concert entre Patrick et nous: un regard par ci un sourire par là. Complicité qui trouve son apogée au moment fatidique de Si on chantait plus fort, avec déjà en intro les premières notes de Transylvania (regard complice entre Adeline et moi, prêtes à entamer le « Ann Boleyn... », puis au milieu de la chanson Patrick s'avance dangereusement vers nous, chante pile devant nous et là la main d'Adeline est devenue sacrée, entrelacée entre les doigts de Patrick (sourire et regard dans les yeux en prime). « C'était réel? » Oui Adeline c'était réel et « je vais te suicider » ( je le pensais pas mais sérieux voilà quoi!). Et Marseille... avec le nouveau venu, frère de l'autre Patrick de notre c½ur, lançant des petits regards charmeurs, ou attendris, voire pervers (?).
Fin du concert... Merci...
Sous le choc retour au bar pour se réhydrater avec un petit remontant (gratuit...). Puis une fois a peu près remises ( a peu près car on a quand même oublié un petit détail en partant), retour devant la salle de concert pour attendre avec d'autres fans la sortie de Patrick. Après un petit sprint derrière un monsieur qui a dû avoir peur (soit disant sosie de Patou), retour devant la salle. Puis à 23h30, après avoir renoncé à voir Patrick aujourd'hui, direction le tram pour rentrer. Là que croisons-nous? Une foule de gens qui attendent dans une ruelle devant un bus... Mon Dieu c'est là. Oui c'est là qu'on lui a parlé, là qu'il a signé nos photos, là que le brouillard est descendu car encore une fois tout est devenu opaque dans mon esprit. Là aussi qu'il a enfin gravé son visage à côté du notre... Après ça plus rien à ajouter, est-ce que le reste a de l'importance? Juste merci Patrick... Merci d'être tel que tu es...